Cette nuit, tu t’es endormie, Merry, sans bruit… Adieu mon amour…
Cette nuit, tu t’es endormie, Merry.
Sans bruit.
Comme tu as toujours traversé la vie.
Sans bruit.
Je t’ai retrouvée sur ton canapé, paisible.
J’ai cru que tu dormais.
Ton corps était détendu, ton visage serein,
et moi, je ne savais pas encore
que mon cœur allait se fendre de douleur, dans le silence de la nuit.
C’est sans bruit aussi que tu es entrée dans ma vie,
il y a quatre ans.
Je ne t’attendais pas.
Notre histoire n’était pas écrite.
Elle est née d’un malentendu,
d’une fugue,
d’un destin cabossé par dix années de maltraitance et de souffrance.

Tu portais en toi un passé très lourd,
emmurée dans le silence pour survivre.
Ce mur invisible était ton refuge,
ta façon de te protéger du regard de l’humain,
celui qui t’avait tant fait de mal.
Et pourtant, Merry,
je t’ai ouvert les portes de ma maison,
et sans le savoir,
celles de mon cœur.
Ton esprit était en mille morceaux,
comme un puzzle aux pièces mélangées.
Jour après jour, avec patience et douceur,
j’ai essayé de t’aider à te reconstruire.
Il nous manquait encore quelques pièces,
mais l’essentiel était là :
la confiance, fragile, mais réelle.
Tes vieux démons ne t’ont jamais quittée.
Ils étaient là, accrochés à toi,
et moi, j’ai appris à vivre avec eux,
à marcher à ton rythme,
à respecter tes silences,
à comprendre tes peurs.

Dix années de maltraitance ne s’effacent pas.
Jamais.
Mais je crois que, toi et moi,
nous avons trouvé notre équilibre,
notre façon d’être ensemble.
Toi, Mérida, petite bête sauvage,
tu es devenue ma Merry.
Celle qui m’a fait confiance.
Celle qui m’a aimée à sa manière.
Toi et moi, on se comprenait.
Toi et moi, c’était une évidence.
Merci, Merry,
de m’avoir appris à aimer sans rien attendre en retour,
à aimer sans conditions,
à aimer tout simplement.
Tu vas tellement me manquer.
La maison est silencieuse ce matin.
Et dans ce silence,
c’est toi, Merry,
qui nous dis au revoir.
Adieu mon ange…


Quelle belle lettre qui reflète un attachement inconditionnel réciproque et toute la douleur que représente ce départ pour vous Odile
Pensées sincères vers vous
bonjour Odile, comme je vous comprends et , comme vous je parlais également à mon petit bonhomme de PLI qui nous a quittés il y a un peu plus d’un an; nous nous comprenions avec ses petites oreilles levées en toit il nous posait des questions.
Vous avez la poésie pour dire à ces loulous que vous les aimez, en plus d’agir pour eux.
Elle s’est endormie mais vous avez fait en sorte qu’elle soit au mieux après ses souffrances.
c’est très dur et nous pensons à vous et à Merry votre amie partie.
Tout mon soutien
votre engagement émerveille la vie et aussi la fin de vie de tous ceux que vous avez sauvés grâce à votre travail acharné pour donner de l espoir à tant de malheureux ainsi qu aux bénévoles et refuges que vous aidez
Odile, toutes mes pensées pour vous et tous nos chiens aimés disparus.