đ„Adoption : quand la compassion devient sĂ©lective…LĂ©vriers sans FrontiĂšres
Il y a des combats qui dĂ©rangent. Parce quâils nous obligent Ă regarder nos propres contradictions en face.
Nous sommes une association de sauvetage de galgos martyrs dâEspagne. Chaque jour, nous recueillons des chiens brisĂ©s, abĂźmĂ©s, invisibles. Et pourtant, au moment de lâadoption, ce ne sont pas eux que lâon choisit.

On nous demande des femelles, jeunes, jolies, en parfaite santĂ©. Sociables. Compatibles avec les chats, parfois mĂȘme quand il nây en a pas Ă la maison. Comme si adopter revenait Ă feuilleter un catalogue. Comme si la souffrance devait rĂ©pondre Ă des critĂšres.
Et les autres ?
Les mĂąles.
Les noirs.
Les vieillissants.
Les craintifs.
Ceux qui portent encore les traces de leur passé.

Eux restent derriĂšre. Eux attendent. Eux disparaissent peu Ă peu dans lâindiffĂ©rence.
La rĂ©alitĂ© est difficile Ă entendre : les galgos qui ont rĂ©ellement Ă©tĂ© maltraitĂ©s ne sont pas les plus âfacilesâ. Ils ont peur. Ils doutent. Ils ont besoin de temps. Mais ce sont prĂ©cisĂ©ment ceux-lĂ que nous devrions dĂ©fendre avec la plus de conviction.
Adopter un galgo parfaitement Ă lâaise et affirmer quâil a Ă©tĂ© martyrisĂ© nâa pas de sens. Les chiens profondĂ©ment marquĂ©s ne se livrent pas en quelques jours. Ils ne donnent pas immĂ©diatement de belles images. Ils demandent de la patience, de la douceur, et un vĂ©ritable engagement.
Et puis il y a les réseaux.
Ces images qui bouleversent : des corps amaigris, des regards Ă©teints, des chiens Ă bout de force. Elles suscitent une vague dâĂ©motion. Les rĂ©actions affluent, les indignations aussi. Tout le monde sâaccorde Ă dire que câest insupportable.

Mais aprĂšs ?
AprĂšs, ces chiens retombent dans lâoubli. Une fois remis sur pied, une fois âprĂ©sentablesâ, ils nâintĂ©ressent plus. Et sâils sont atteints de leishmaniose, ils deviennent encore plus difficiles Ă placer. Comme si leur combat ne suffisait pas. Comme si leur droit Ă une famille Ă©tait conditionnel.
Ce qui interroge profondĂ©ment, câest cette diffĂ©rence de regard. Cette mĂȘme maladie nâeffraie pas toujours d’ailleurs. Elle devient alors acceptable, gĂ©rable lorsqu’il s’agit d’adopter un PLI ( petit lĂ©vrier Italien) , rare Ă trouver sur le marchĂ© de la protection animale . Pourquoi devient-elle un frein pour un galgo ?
Notre combat nâa jamais Ă©tĂ© de placer les chiens les plus simples.
Notre combat, câest de donner une chance Ă ceux que personne ne regarde.

Adopter, ce nâest pas choisir le plus beau.
Ce nâest pas chercher celui qui attirera les regards.
Ce nâest pas rĂ©pondre Ă une image.
Adopter, câest sâengager.
Adopter, câest rĂ©parer.
Adopter, câest aimer sans condition.
Oui, ce message dérange. Mais il est nécessaire.
Parce quâun galgo ne devrait jamais valoir moins quâun autre.
Parce quâun passĂ© difficile ne devrait jamais ĂȘtre une condamnation.
Parce que ceux qui ont le plus souffert sont aussi ceux qui ont le plus besoin de nous.
Et peut-ĂȘtre⊠ceux qui ont le plus Ă donner.

Odile Brochot pour Lévriers sans FrontiÚres
https://www.levriers-sans-frontieres.com/


Pour ma part j ai deux galgos dont Noana que je viens d adopter
Ces chiens sont des pures masses de bonheur et ne demandent qu Ă aimer et Ă ĂȘtre aimer
Merci Ă vous de me les avoir fait connaĂźtre
 » Ho qu’ils sont beaux !  » , « merci pour eux !  » et lĂ commence une discussion plus ou moins fournie .
Voici mon quotidien avec mes 2 ex trauma lors des balades, un monsieur les a mĂȘme pris en photo, ils lui faisaient penser Ă ses sloughi laissĂ©s au pays .
Ces chiens lĂ mettent du temps Ă s’Ă©panouir c’est vrai, il faut accepter leur blessure de l’Ăąme et ne pas ĂȘtre bileux ! Quel humain n’a pas de casserole ?
Bonnes adoptions Ă tous
wanda