đ Les formulaires Ă©phĂ©mĂšres ou l’art de cliquer sur un chien pour rien…Les blablas de la prĂ©sidente d’LSF
đŸ Un peu d’humour, beaucoup de cĆur et parfois quelques coups de griffe⊠toujours pour eux !
5 heures du mat, j’ai des frissons⊠đ¶
Encore une nuit sans sommeil Ă me demander ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie⊠Il est 5 heures du mat, jâallume mon ordi, les yeux Ă moitiĂ© ouverts, le cafĂ© pas encore avalĂ©, et je me dis : « Tiens, un chien, ça serait bien pour me tenir compagnie ! » đâđŸ
Et lĂ , soudain, une idĂ©e lumineuse traverse mon esprit embrumĂ© : « Tiens, pourquoi pas un galgo ? un galgo qui a souffert , ils ont tant besoin d’amour comme moi …»

Ni une ni deux, je parcours Facebook, je tombe sur une jolie frimousse et un regard Ă faire fondre un iceberg. Je craque !!!
C’est dĂ©cidĂ©, je vais adopter !

Je remplis un formulaire chez LSF. Puis, dans la foulĂ©e, chez trois ou quatre autres associations. Ben oui, tant qu’Ă faire ! Ăa ne coĂ»te rien, et puis on ne sait jamais⊠C’est un peu comme les soldes : premier arrivĂ©, premier servi !
Je clique sur « Envoyer », contente de moi, puis je retourne me coucher, mon avenir est tout tracé : je vais avoir un galgo !
Ă 9 heures, aprĂšs un cafĂ© ⊠comment dire ? Le galgo, c’est dĂ©jĂ beaucoup moins urgent.

Et Ă midi, j’ai complĂštement oubliĂ© le formulaire.

Et pendant ce temps-lĂ , chez LSF, la machine s’est mise en route !
Le formulaire arrive dans notre boßte mail. Il est lu, étudié, puis transmis au délégué de votre région. Celui-ci, bénévole, va prendre sur son temps libre pour vous appeler.

Une fois, deux fois, trois fois, parfois….
Messagerie. Silence. Radio.
On envoie un mail, au cas oĂč le tĂ©lĂ©phone serait tombĂ© dans un puits.
Et lĂ , toujours rien.
Pas mĂȘme un petit « Finalement, j’ai changĂ© d’avis ».
Apparemment, Ă©crire ces cinq mots demande davantage d’efforts que de remplir un formulaire Ă 5 heures du matin. MystĂšre insondable de la nature humaine !

Pendant ce temps, le galgo que vous avez choisi peut ĂȘtre placĂ© en option dans l’attente de votre rĂ©ponse. Lui, il n’a rien demandĂ©. Il ne sait pas qu’il a peut-ĂȘtre failli avoir une famille. Et nous, nous attendons comme des cons, pendant qu’une autre personne aurait pu s’intĂ©resser Ă lui.

Le plus drÎle dans cette histoire ? Enfin, drÎle⊠façon de parler !
Vous avez peut-ĂȘtre oubliĂ© votre formulaire depuis longtemps, mais les bĂ©nĂ©voles, eux, ont travaillĂ© dessus.
Parce que non, chez LĂ©vriers sans FrontiĂšres, nous ne sommes pas un service aprĂšs-vente ouvert 24 h/24. Nous avons aussi un mĂ©tier, une famille, une maison, et parfois l’envie de tout laisser tomber face Ă tant de lĂąchetĂ© !
Alors, soyons clairs : changer d’avis, ça peut arriver. Il n’y a aucun problĂšme avec ça. Mais un petit mail pour prĂ©venir, ce serait tout de mĂȘme la moindre des choses.
Pas besoin d’un roman en trois tomes. Un simple « DĂ©solĂ©, mon projet a changĂ© » suffit.
Ăa libĂšre le chien, ça Ă©vite aux bĂ©nĂ©voles de jouer les dĂ©tectives privĂ©s et tout le monde peut reprendre le cours de sa vie.
Finalement, ce n’est pas trĂšs compliquĂ© !

Alors, chers adeptes du clic , avant de dĂ©gainer votre formulaire , posez-vous juste une petite question : est-ce que je veux vraiment adopter, ou est-ce que je m’ennuie ?
Parce qu’un galgo, ce n’est pas une commande passĂ©e sur Internet qu’on abandonne dans son panier avant validation.
Et chez LSF, nous avons mieux Ă faire que de courir aprĂšs des fantĂŽmes !
Sur ce, je vous laisse. Il est peut-ĂȘtre 5 heures du matin quelque part, et je suis certaine qu’un autre formulaire est en train de traverser le cyberespaceâŠ
MDR ! đ€Ł

Odile Brochot
Présidente de Lévriers sans FrontiÚres
https://www.levriers-sans-frontieres.com/
đŸ Un peu d’humour, beaucoup de cĆur et parfois quelques coups de griffe⊠toujours pour eux !

